Les feuilles mortes se ramassent à la pelle… Et les plumes aussi !

L’arrivée de l’automne marque un temps d’arrêt dans la vie des poules. Elles commencent à se déplumer, traînent la patte d’un air accablé et ne fréquentent plus les pondoirs. La raison de cet étrange comportement est liée à la nécessité d’un changement de garde-robe en prévision de l’hiver. Ce qui signifie qu’elles subissent une mue saisonnière qui leur permettra, après quelques semaines, de faire « peau neuve ». Pendant cette période, il faudra les gâter pour qu’elles affrontent au mieux cette épreuve.

Aucune poule n’échappe à la mue !

Hormis les volailles sélectionnées pour leurs performances de ponte, qui subissent une mue courte et peu visible, ou celles qui vivent en permanence dans les élevages industriels, sous une lumière artificielle, toutes les poules subissent (coq compris !), dès leur deuxième année de vie, la perte quasi totale de leurs plumes. Ce phénomène naturel, déclenché par la baisse de la durée d’exposition à la lumière naturelle, soit, normalement, à l’automne (souvent en septembre-octobre), permet à ces oiseaux de renouveler avant l’hiver leur plumage détérioré. Celui-ci doit être en effet en bon état pour les protéger des intempéries et les tenir au chaud, voire leur permettre de voler. Et même si les poules consacrent de longues heures à entretenir leurs plumes, à les lisser et les imperméabiliser, l’usure naturelle (liée aux frottements qu’occasionnent les mouvements dans le nid, contre la végétation, lors des bains de poussière, du grattage ou lors des altercations entre congénères, sans oublier l’effet de la lumière et des rayons UV qui accélèrent la dégradation de la kératine et des pigments) exige leur remplacement. Il s’effectue le plus souvent progressivement (en commençant souvent par les ailes et la tête), sur une période de quatre à huit semaines durant lesquelles leur vie devient un enfer ou presque…

Une épreuve pour les poules, qu’il est possible d’adoucir

Avec leur plumage clairsemé laissant place à une peau rougie, les poules en mue deviennent facilement des souffre-douleur pour leur congénères prédisposées au picage. Et comme les coups de bec les font saigner, cela excite encore plus les assaillantes, qui n’ont alors de cesse que de leur arracher ce qu’il leur reste de plumes sur le dos. Mieux vaut mettre à l’abri les poules déplumées des autres de façon à éviter qu’elles soient maltraitées.

L’autre désagrément de la mue, c’est de fatiguer les volailles, car la repousse des plumes requiert beaucoup d’énergie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elles cessent de pondre durant cette période pour se concentrer sur le renouvellement de leur plumage. Cet arrêt de production peut durer trois mois et plus et les premiers œufs qu’elles recommencent à pondre s’avèrent souvent plus petits que d’habitude. Mais rassurez-vous, après cette période d’austérité, la production d’œufs s’améliore en quantité comme en qualité ! Pour stimuler la repousse des plumes et doper leur système immunitaire, moins actif, apportez aux volailles déplumées une alimentation plus riche en protéines de qualité et en composés soufrés. Soupoudrez par exemple leurs pâtées de levure de bière, suspendez dans l’enclos des choux et autres crucifères qu’elles se feront un plaisir de picorer et apportez-leur en quantité des légumes verts, sources de vitamines et de minéraux. Enrichissez aussi leur ration quotidienne de colza, de graines de tournesol et de lin cuites (pour les rendre plus appétissantes), sans oublier des restes de viande et des vers de farine.

 Source : Poules et Jardin - Numéro 14 - 2017 - Julie Audinot

Avis d’expert…
D’autres explications à la perte des plumes…

Des facteurs autres que la mue provoquent le « déplumage » des volailles : conditions de vie stressantes (surpeuplement, absence de parcours herbeux, nourriture insuffisante, prédateurs, …) assauts répétés d’un coq arrachant les plumes de ses malheureuses conquêtes (au niveau du dos), excès de chaleur ou de lumière, maladie ou bien encore parasites externes. Ce peut être les poux ou, pire, les acariens responsables des gales, notamment de la gale déplumante qui se développe surtout à la saison chaude et dans les poulaillers où l’hygiène laisse à désirer. Comme cette affection occasionne des démangeaisons conduisant les poules à s’arracher les plumes, elle est souvent confondue avec la mue. Cependant, plusieurs symptômes permettent de la différencier de ce phénomène naturel : la peau mise à nu est très irritée et devient rouge vif (en particulier sur le ventre, le dos et autour du cloaque), une partie de la base des plumes y reste fichée et les oiseaux atteints présentent un affaiblissement général. La gale déplumante est très contagieuse, aussi il faut traiter les volailles atteintes et procéder à une désinfection totale des locaux. Si vos poules disposent d’un bac à poussière, changez-en le contenu et désinfectez-le.

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